Ben Laden est mort, pas Al-Qaida

Cette semaine la mort d’Oussama Ben Laden n’est pas seulement dans tous les esprits mais bien évidemment dans toute la presse aussi. Quand on parle de la France c’est donc encore et toujours pour parler du leader d’Al-Qaïda.

La presse américaine a en effet les yeux rivés sur les réactions internationales et les termes de Nicolas Sarkozy saluant la « ténacité américaine » et cet «évènement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme» sont donc repris à la fois par le New York Times et le Washington Post. Dans leur enthousiasme les deux quotidiens lui attribuent aussi les propos d’Alain Juppé avertissant que le combat contre le terrorisme n’est cependant pas terminé. Le New York Times évoque aussi les propos de Dominique Moïsi de l’institut français des relations internationales estimant que la mise a mort avait été faite “de la manière la plus classique et virile possible,” “ce n’était pas un drone, ce n’était pas de la technologie c’était d’homme à homme.”

Le Los Angeles Times souligne lui les inquiétudes, en France, de l’impact que la mort de Ben Laden pourrait avoir sur les otages français d’Al Qaeda au Maghreb Islamique. Leur sort, note le LA Times, “souligne à quel point la menace d’Al Qaida est diffuse” et que les divers groupes qui s’en revendique agissent en réalité en toute indépendance depuis bien longtemps.

Terrorisme toujours : l’attentat à Marrakech a bien sûr lui aussi retenu l’attention de la presse américaine. Le Washington Post titre : « La France compte la moitié des seize morts de l’attentat de Marrakech au Maroc » et rappelle – tout comme Forbes – que neuf français furent aussi blessés dans l’attentat, selon le porte parole du ministère des affaires étrangères Bernard Valero.

La recherche de la vérité quant au crash du vol AF 447 Rio-Paris est – deux ans après le drame – plus que jamais au cœur de l’actualité. Le New York Times résume les divers rebondissements qui rythmèrent la semaine : à commencer par la découverte mercredi dernier du couvercle cylindrique censé contenir les boîtes noirs mais qui se révéla alors vide. Dimanche toutefois une des deux boîtes noires a été retrouvée, une heureuse surprise pour les charges des recherches qui s’attendaient à une longue quête, pensant que ces dernières auraient échouées sur une plage environnante.

Quant à savoir si cette boîte noire révèlera les raisons du crash, c’est bien là le cœur du problème car personne ne peut encore parier sur son fonctionnement deux ans après l’accident. Le Wall Street Journal rebondit donc sur la décision de l’Organisation Internationale d’Aviation Civile qui suite au crash de juin 2009 souhaite mettre au point des boites noires plus faciles à localiser après un accident.

Dans un article résumant l’affaire en long et en large, le Washington Post conclut sur l’aspect financier des recherches, qui font appel à des technologies coûteuses et sophistiquées.

Selon eux,  la dernière fouille aurait coûté 12, 5 millions de dollars à Air France et Airbus tandis que 28 millions de dollars auraient été dépensés pour les trois premières opérations de recherches de l’épave cette fois-ci à la charge de l’Etat français.