Benoit

Pierre Schaedelin n’a pas une minute a lui depuis qu’il a pris les rênes de Benoît en janvier. Première tâche partagée avec Alain Ducasse : changer la carte. « On ne voulait pas faire dans la monotonie. Avant, elle se résumait aux entrées et aux plats. Nous proposons à présent un menu bistro divers, qui à mon avis va donner envie aux clients de revenir. On a ajouté des plats « canaille », comme le boudin et les pieds de porcs. En bref, on a concocté une carte qui convient à tous les palais », explique le chef d’origine alsacienne. La carte est si dense, qu’entre les plats « à la carte », ceux du menu, des « classiques américains », des « pour deux » et du « semainier », il faut bien un bon quart d’heure pour se décider…

Seconde tâche : fidéliser les nouveaux clients. Pour cela il a conservé quelques classiques, très populaires, comme la sardine grillée, le pâté en croûte, les escargots et la soupe à l’oignon (« enlever ces plats serait comme aller dans une brasserie parisienne et ne pas trouver un plateau de fruits de mer », lance-t-il). Et a ajouté le « semainier » , qui consiste en un plat différent chaque jour de la semaine: navarin d’agneau le lundi, coq au riesling le mardi, blanquette de veau le mercredi, choucroute le jeudi (« les plats mijotés c’est mon dada», affirme-t-il)… Quelques autres plats incontournables: le tartare de saumon à l’aneth en entrée, le canard à l’orange, la sole meunière et le « BB sliders » en plats de résistance. Ce dernier plat est composé de deux mini-burgers avec une tranche de boudin et des petits dés de pommes cuites, servis avec une salade et des rondelles de pommes crues. La déclinaison des saveurs d’un même produit, ici la pomme, est une des signatures de Ducasse. En dessert, essayer l’imposant millefeuille à la vanille qui se déguste en entier et sans trop de difficulté… Le choix des vins est grand lui aussi, avec une bonne sélection de vins au verre ou en carafe, et le service est impeccable.

Il faut tester Benoît ne serait-ce que pour saluer le talent de Pierre Schaedelin, qui a fait sas armes avec Alain Ducasse à Monaco, puis avec Sirio Maccioni au Cirque et enfin avec Martha Stewart. Il a été son chef particulier pendant deux ans et a voyagé à travers le monde à ses cotés. (« elle m’a enseigné la discipline et m’a toujours dit de faire ce que j’aimais avant tout », relate-t-il). Pierre Schaedelin est maintenant livré à lui-meme. Il entend faire de Benoît « un restaurant joyeux et décontracté où les gens reviendront régulièrement sans se ruiner ». Temps de crise oblige, et pour remplir les 133 places du restaurant, les prix ont été revus à la baisse. Il y a désormais un menu (entrée, plat et dessert) au prix fixe : 24$ pour le déjeuner et 35$ pour le dîner.

Benoit est ouvert tous les jours pour le déjeuner et le dîner.

60 West 55th Street (entre les 5e et 6e Avenues).

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