Bouillon de poireau, Ségolène et faux sein

Alex Kuczynski, l’experte en frivolité du New York Times, a lu « French women for all seasons », la suite de « French Women don’t get fat », le livre de Mireille Guiliano qui s’était vendu comme un Harry Potter aux Etats-Unis. Dans ce second livre, l’auteur « initie ses électeurs aux éléments de la joie de vivre. Dans son cas, joie signifie choisir des petites portions de nourriture, avoir une vie très active et passer à l’occasion le week-end à ne rien manger d’autre que du bouillon de poireau », résume la journaliste pas très excitée à l’idée d’ « associer les mots bouillon poireau et week-end ». Kuczynksi a cru remarquer que les américaines rondes, à l’époque du succès de son premier livre, expliquaient la minceur des françaises par leur tabagie, « même Catherine Deneuve a grossi quand elle a arrêté de fumer ». En expliquant l’art de vivre, Guiliano suggère par exemple, dans les dîners, de ne pas présenter les gens par leur profession, mais de dire plutôt « Jean, voilà Anne-Marie. C’est une très bonne cuisinière et j’adore ses ziti » (des pâtes pour ceux qui ne regardent pas les Sopranos). « Je vous mets au défi d’essayer ça dans un dîner new yorkais » écrit la journaliste.

Une autre critique littéraire : celle de The Story of French, par les Canadiens Nadeau et Barlow. « Le prestige de la culture française et l’art de vivre français font du français une seconde langue attractive autour du monde, lui conférant une influence disproportionnée pour la la neuvième langue la plus parlée du monde », résume le New York Times. Après lecture, le critique ne sait pas bien quel bilan tirer de la place du français dans le monde. « A-t-il une présence internationale étonnement robuste, comme la moisson de statistiques fournie par les auteurs semble le suggérer, ou un invalide qui a besoin d’aide pour traverser la rue, terrifié à l’idée de se faire renverser par des véhicules anglo-saxons conduits par des tarés d’américains jurant au volant ? »

Cinéma maintenant. Indigènes est sorti aux Etats-Unis. « Courage et sacrifice, danger et solidarité, héroïsme et futilité », un film dans la grande tradition des films de guerre note le New York Times, mais aussi un récit « politiquement urgent » : «des centaines de « soldats indigènes se sont battus contre l’axe sous le drapeau français mais leurs expériences n’ont eu qu’une place marginale dans les histoires populaires de la guerre.  »

« Le Proche-Orient est un endroit difficile pour une débutante en diplomatie » démarre l’article du New York Times à propos de la visite de Ségolène Royal. Avant de relever ses faux-pas, la journaliste note que la candidate a «semblé établir son indépendance de la politique étrangère traditionnellement pro-arabe de la gauche française », qu’elle s’est aussi affichée plus pro-Israël que Sarkozy et « plus rigide que l’administration Bush » face au nucléaire civil en Iran.

Pensez à la Côte d’Azur et immédiatement des images de P.Diddy, Paris Hilton et Bruce Willis faisant la fête sur des yatchs et dans des clubs viennent à l’esprit. Pourtant, une journaliste du New York Times a découvert qu’on pouvait y emmener des enfants (les siens essaient de reconnaître les faux seins sur la plage).

Note for myself : penser à lire autre chose que le New York Times la semaine prochaine.