Carla, Sarko: Opération séduction

Maintenant que Tony Blair n’est plus là, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se disputent la place de leader européen préféré de Bush. Malheureusement pour l’Allemagne, le Washington Post estime que le gouvernement Sarkozy aurait été plus délicat sur la question du réchauffement climatique. “Dans la loterie pour être le favori de Bush, Sarkozy remportera-t-il une invitation à Camp David ou à Crawford, dans le Texas ?

Newsweek a noté certains changements dans la façon de gouverner de Nicolas Sarkozy, qui a fini par comprendre que «les véritables actions parlent plus que les paires de lunettes de soleil». L’hebdomadaire juge néanmoins bon de lui rappeler qu’un lifting du visage n’est malheureusement pas suffisant pour ranimer sa côte de popularité.

Au delà de Sarkozy, c’est encore son couple qui fait le plus parler de lui. Sur la question du boycott de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Pékin, le Huffington Post s’interroge : “ne pas avoir (lors de la cérémonie) Carla Bruni et Nicolas Sarkozy réduirait certainement le côté glamour, mais peut-être que le glamour n’a pas sa place dans les débats actuels”.

Le «syndrome Sarkozy» s’étend. Comme le constate le New York Post, Vladimir Poutine rejoint Nicolas Sarkozy sur un point: une femme plus jeune, c’est bien, si c’est un ancien mannequin c’est mieux. En effet, l’ex président russe se remarierait avec une gymnaste (et ancien top modèle) russe agée de 24 ans. (Rumeurs qu’il a démenties en portant plainte contre le journal russe qui les a publiées).

Eternellement, on en revient à Carla Bruni dont le nom est sur toutes les lèvres depuis la vente de la fameuse photo. Le New York Observer, qui lui a consacré sa Une, ne tarit pas d’éloge sur la nouvelle Première Dame de France dont “même la cheville vous séduirait“.

Cela frôle même la jalousie: “Elle est aussi belle nue qu’habillée. Elle est restée jeune sans courir après la jeunesse; elle est restée sexy sans perdre sa dignité ou sa position de pouvoir. Et c’est ce que beaucoup de femmes, particulièrement les New Yorkaises, veulent. Bien sûr, ces dernières possèdent leur propre sens du glamour. Mais Mme Bruni, à 40 ans, a plus à nous offrir que la simple promesse du bon goût. Elle est à la fois sophistiquée et populaire, exhibitionniste et intellectuelle.”

L’auteur conclut: “L’Amérique aura-t-elle jamais une première dame qui dit “sexe” au lieu de “cheese” quand elle est prise en photo ? Cela semble peu probable. But we can dream, yes? Please Carla, come visit !