Chômage: Léger avantage pour les Etats-Unis

L’information a fait la « Une » de la presse américaine début décembre : le taux de chômage aux Etats Unis est retombé en novembre à 8,6% de la population active. Il s’agit de son niveau le plus faible depuis mars 2009, selon le Department of Labor. Au total, 120.000 emplois nets ont été créés aux États-Unis en novembre, soit 20 % de plus qu’au mois d’octobre. Aux Etats-Unis, le Department of Labor définit comme chômeur toute personne n’ayant pas d’emploi, en ayant cherché un activement durant les quatre semaines passées, et disponible pour travailler.

Ajusté à la définition américaine du chômage, le taux de chômage français avoisine les 9,3% en 2011 en moyenne (voir graphique ci-dessus). Les chiffres sont sensiblement les mêmes que ceux du Bureau International du Travail (BIT). Celui-ci retient plusieurs critères : est chômeur toute personne en âge de travailler, n’ayant pas travaillé au cours de la semaine de référence, disponible pour travailler dans les deux semaines et ayant entrepris activement des démarches de recherche d’emploi dans le mois précédent, ou ayant trouvé un emploi qui commence dans les trois mois. Selon le BIT, le taux de chômage en France fluctue au-dessus de la barre symbolique des 9% et stagne à 9,3% en moyenne sur les trois premiers trimestres de 2011. Au troisième trimestre de 2011, il s’élève à 9,7% de la population active (DOM-TOM inclus), et à 9,3% pour la France métropolitaine, en hausse de 0,2 points par rapport aux trois mois précédents.

Sur le moyen-terme, la tendance est la même dans les deux pays. Depuis 2009, en France comme aux Etats-Unis, le chômage a fortement augmenté atteignant 10% fin 2009 aux Etats-Unis. Une situation inédite dans un pays habitué depuis deux décennies au plein-emploi. Un rêve bien lointain aujourd’hui.