Comment gérer ses avoirs financiers au moment du départ

Question posée à Bertrand Cosson, responsable de la structuration patrimoniale à la Banque Transatlantique, membre du groupe Crédit Mutuel – CIC

«En matière financière, il y a un audit des placements du client à réaliser, car l’expatriation a des conséquences au plan fiscal et financier. Par exemple, il y a certains placements financiers que seuls des résidents français peuvent posséder, tels les plans d’épargne en actions (PEA). Pour les comptes titres de non-résidents, l’utilisation pour la gestion des comptes de SICAV ou FCP de capitalisation est une bonne option pour un expatrié, puisque ces placements ne génèrent pas de revenus et que les plus-values ne sont pas imposables en France. Il faut également se demander si on choisit de modifier le profil de gestion du portefeuille titres pendant la période d’expatriation.
«Concernant l’assurance-vie, il est préférable d’éviter son utilisation dans le cadre franco-américain. En effet, s’il s’agit du placement préféré des Français, il faut savoir qu’il ne jouit pas de régime spécial aux États-Unis. Au contraire, il y a un risque de double imposition car les compagnies d’assurance françaises n’étant pas « qualified intermediary », en cas de retrait sur le contrat, le titulaire devrait payer de l’impôt en France (aux taux de 35%, 15% et 7,5% selon l’âge du contrat) et aux Etats-Unis.
«C’est pourquoi les compagnies d’assurances françaises refusent en général la souscription de leurs contrats par des résidents américains, même s’ils sont expatriés de nationalité française.»

SITES UTILES:
Guide pour expatriés de la Direction générale des impôts française

Site de l’attaché fiscal de l’ambassade de France aux Etats-Unis

Internal revenue service, services fiscaux américains (en anglais)

Federation of tax administrators, fédération des administrateurs fiscaux (en anglais). Pour y comparer les taux d’imposition d’un état américain à l’autre.