DSK ou les divisions transatlantiques

Le New York Times rapporte le témoignage de plusieurs Français de New York installés à NY pour tenter de comprendre ce qui nous sépare. Premier constat: les franco-américains ne sont ni tout à fait français, ni tout à fait américains, ou les deux… Qu’ils dénoncent le “chauvinisme français” ou confessent au contraire une inattendue “émotion patriotique” à l’annonce de l’arrestation de l’ancien directeur du FMI, les Français de NY adoptent une position “entre-deux” de nature à calmer un peu les esprits, et modérer les recours aux clichés…

Un autre article du New York Times explique les différences entre la justice américaine et la justice française. Il relate les fortes critiques du monde judiciaire français envers les américains, leurs comportements vis-à-vis de DSK et le coup politique monté pour la presse américaine.

Le New York Post continue lui aussi de parler de DSK en se référant à sa grande maison,  sa terrasse et expliquant qu’il a certainement profité du beau temps de ce week-end. Mais le journal parle également de George Tron, rappelant l’affaire le concernant et rapportant ses nouveaux surnoms de « fétichiste des pieds » ou « masseur chinois » car il aurait massé plus de 1000 pieds dans son ministère … .

Le Boston Globe rapporte la visite de Christine Lagarde au Brésil. Le journal explique que la candidature de la Ministre française est majoritairement axée sur les pays en développement, d’où cette visite. Simon Johnson, du New York Times, titre son article « le problème avec Christine Lagarde » et mène un papier à charge contre l’actuelle Ministre des finances. Selon lui, les règles et la conception compliquée de la zone euro font de sa candidature un souci pour les gouvernements non-européens. Egalement, il relate le fait que le gouvernement français et Christine Lagarde ont travaillé dure pour éviter au maximum la crise en France et nier les problèmes de la zone euro. Il finit en expliquant que si Christine Lagarde est nommée à ce poste, elle  continuera à accorder des prêts pour résoudre les problèmes de la zone euro.

Le Wall Street Journal considère quand à lui que les Américains prennent grand soin de ne pas prendre parti face à cette candidature. Hillary Clinton se contente de dire, et encore non officiellement, que les USA veulent voir des femmes occuper les plus hauts postes de grosses organisations.