Exceptions culturelles, avances sexuelles et “Chirac fatigue”

La correspondante du quotidien Christian Science Monitor est allée faire un tour à France 24. « L’âge moyen du staff est de 33 ans. On trouve des petits signes de leur insouciance un peu partout : une photo de Marilyn Monroe identifie les toilettes des femmes et une d’Albert Einstein celles des hommes. »

Des Maigret viennent d’être réédités aux Etats-Unis. Le critique du Washington Post note que l’homme à la pipe n’a pas le profil habituel de l’enquêteur de roman policier. « S’il suspecte quelqu’un de meurtre, il est moins susceptible de l’arrêter que d’aller avec lui boire quelques pernod dans un bar miteux. » Ses romans ont « un peu vieilli dans les détails – les femmes portent des gaines, toutes les maisons n’ont pas le téléphone, et tout le monde fume – mais pas dans l’écriture ». Aujourd’hui, poursuit-il, on tirerait aussi des coups de feu plus rapidement que chez Maigret.

La correspondante du New York Times à Paris Elaine Sciolino
a rencontré François Jousse responsable des éclairages des monuments de Paris. Où l’on apprend que l’école des lumières de Lyon – une approche pointilliste consistant à éclairer des détails architecturaux – diffère de celle de Paris qui « baigne les structures dans une chaude lumière égale ». La photo couleur du barbu qui  « ne se souvient pas de la dernière fois qu’il a porté une cravate » vaut le détour.

« Depuis la seconde guerre mondiale les Français ont été tour à tour surpris, consternés, irrités et outrés par le pouvoir de la culture américaine et son effet sur la France et le monde. Leur seule consolation a été la conviction que la culture française était supérieure à tout ce que Walt Disney et Hollywood pouvaient offrir » attaque Alan Riding dans le New York Times, qui note que ce que les « élites françaises ont rarement fait, c’est d’examiner comment la culture sérieuse et populaire fonctionne aux Etats-Unis», l’objet des 622 pages de « Culture en Amérique », le livre de Frédéric Martel.

Une étude du Forum économique mondial place la France en 70e position sur 115 pays pour ce qui est de la parité entre hommes et femmes dans la vie politique et économique ». La candidature de Ségolène Royal prouve que les choses changent, note la correspondante du Christian Science Monitor. « Il n’y a pas si longtemps, des politiciens hommes faisaient facilement des avances sexuelles aux femmes qu’ils croisaient dans les couloirs et présumaient automatiquement que des femmes qui recevaient des nominations politiques étaient récompensées pour des faveurs sexuelles » écrit la correspondante du New York Times, qui, à part ça, semble un peu surprise qu’un maire socialiste parisien puisse utiliser un tableau de Courbet « avec un gros plan sur un vagin » sur une carte de vœu célébrant l’année de la femme.

« La candidate la plus médiagénique de l’histoire française », « incontestablement jolie, chic mais décontractée, portant des couleurs vives (de Paule Ka en général) qui laisse ses rivaux en costume gris dans l’ombre », Ségolène Royal termine l’année dans le classement Newsweek des gens dont on entendra parler en 2007. « Pour un pays fatigué de ses politiciens, des hommes coulés dans le même moule – l’actuel président Jacques Chirac a commencé sa carrière politique quand Mao était encore en train d’ébranler la Chine -, Royal est le visage du changement. »

A propos de la « Chirac Fatigue », le Washington Post donne les règles du nouveau jeu de société Jacques Pote sorti en France pour jouer à Chirac . « Tombez sur une bataille avec Sarkozy. Attaque cardiaque : passez trois tours. Tombez sur la case du juge qui vous aide à régler vos problèmes avec la loi et avancez de deux cases…»