Des “fleurs de la fraternité” poussent à New York

Puis-je vous donner une rose?”. Mardi en début d’après-midi, devant l’entrée de l’imposante Holy Family Church à quelques encablures de l’ONU, trois individus interpellent les passants. A leurs pieds, un carton rempli de roses rouges et blanches.

Ces employés de Faircom New York, une agence de marketing pour non-profits, représentent les Petits frères des pauvres. L’association française est actuellement engagée dans sa première campagne de levée de fonds aux Etats-Unis pour soutenir ses neufs chapitres américains. En ce 1er octobre, journée mondiale des personnes âgées, ils participent à l’opération “Les Fleurs de la Fraternité”. Le principe: celui qui accepte la rose doit la donner à une personne âgée isolée. La campagne existe depuis cinq ans en France, mais traverse pour la première fois l’Atlantique. “On fait de la  sensibilisation, souligne Ségolène Xavier, responsable de projet à Faircom. Le chapitre de Cincinnati distribuait des broches. On tenait à descendre dans la rue avec des fleurs“.

Le lieu de distribution n’a pas été choisi au hasard: la Holy Family Church accueillait mardi après-midi sa traditionnelle messe francophone. Des roses seront distribuées mardi soir devant le Flatiron ainsi qu’au restaurant Cognac de l’Upper East Side. Cinq cent roses ont été commandées pour cette opération. En parallèle, des roses virtuelles ont été mises en circulation sur Facebook.

“C’est important de montrer aux personnes âgées que leurs frères et sœurs ne les oublient pas”, glisse Zina Marie, repartie de l’église avec une rose rouge. “Je ne sais pas à qui je vais la donner. Sans doute à un inconnu“.

Pour Mme Xavier et ses acolytes, faire connaitre l’association auprès des New-Yorkais nourrit un autre projet: lancer un chapitre des Petits frères des pauvres à New York. “Les associations existantes sont là pour apporter de la compagnie aux personnes âgées, indique-t-elle, mais pas pour répondre aux problèmes médicaux et financiers des personnes isolées (…) New York serait un chapitre important.” A bon entendeur.