French Obama fever

Le Wall Street Journal, consacre un long article à Ingrid Betancourt, une «cause célèbre», victime, d’après le quotidien des affaires, de sa célébrité et, “ironiquement”, des efforts du gouvernement français. «A chaque fois qu’un village de France ou de Belgique la fait citoyenne d’honneur, ça augmente sa valeur pour les FARC» dit le vice-président columbien, cité par le WSJ. Plus de 1000 villes l’ont faite citoyenne d’honneur indique le journal.

Malgré un titre alarmant, “Une Année Horrible”, Newsweek est relativement optimiste concernant les capacités du président français. Si Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages, il faut admettre que les circonstances ne lui ont pas été favorables. Pour sa défense, «même dans le meilleur des mondes, reformer une pays aussi historiquement récalcitrant au changement n’est pas chose facile».«Son adversaire le plus tenace fut inattendu: lui-même». Le constat du journaliste est un peu navré mais loin d’être défaitiste.

«Il y a encore plusieurs raisons de penser que Sarkozy peut se retourner, pour le bien de la France sur le long terme». Le président français est notamment très bien placé pour tirer avantage des élections américaines note le journaliste qui rappelle que Barack Obama et John McCain sont les deux seuls sénateurs qu’il a rencontrés en 2006 lors d’un voyage aux Etats-Unis. Certes, tout reste à faire, mais «compte tenu de ses talents politiques, de son énergie à revendre et des enjeux, ce serait une grande erreur que de tirer un trait sur lui» conclue-t-il.

Quand les français font les quatre cents coups…
Jeudi au alentour de 11h, Alain Robert alias “l’homme araignée” escaladait la façade en verre de l’immeuble du New York Times haut de 228 mètres. Libéré sous caution le lendemain, il devrait comparaître demain devant le tribunal de New York. Il risque jusqu’à un an de prison.

En fin de journée, un autre individu décide d’escalader le gratte-ciel.
Le maire de la ville, Michael Bloomberg a qualifié l’agissement des deux casse-cous de stupide et a déclaré que les architectes devront désormais créer des bâtiments «Spidey-proof» rapporte le New York Post.

Déjà en 1974, un funambule français, Philippe Petit avait illégalement marché sur un cable tendu entre les deux tours du World Trade Center. L’exploit, parfois qualifié de “le crime artistique du siècle”, fait d’ailleurs l’objet d’un documentaire à sortir prochainement, “Man on a wire”.

Les Etats-Unis s’intéressent à nos banlieues. Dans sa stratégie de guerre contre le terrorisme, les Etats-Unis tentent d’enrayer la radicalisation de la population musulmane européenne en organisant des voyages “tous frais payés” afin de changer l’image négative de l’Amérique. Avec environ cinq millions de musulmans, la France intéresse tout particulièrement Washington. Si les réactions des médias sont mitigées, l’opération semble être probante. Interviewé par le New York Times, Zahi, l’un des participants admet avoir découvert un pays plus ouvert sur la différence. En France, «maybe they are afraid of a French Obama».

Le journaliste et écrivain américain Richard Reeves n’est pas du même avis, il titre son éditorial de vendredi “Ils aiment Obama mais ne peuvent pas voter”. “Ils”, se sont notamment les français. Tous les regards sont rivés sur le candidat démocrate, «the Michael Jordan of politics» même si «sa victoire ne vaut certes pas une victoire en Coupe du Monde».

Légende: Dessin Plantu publié dans le Monde du 26 avril 2008