Guillaume Musso nous conte New York

Le roi du suspense a encore frappé. Guillaume Musso manipule l’intrigue avec l’art d’un chef qui manie son couteau de cuisine, avec précision et efficacité, enchainant les pépipéties et laissant le lecteur à bout de souffle. Le scénario débute cette fois-ci en salle d’embarquement de JFK sur un échange accidentel de téléphones portables… Madeline et Jonathan ne se connaissent pas mais à travers leur téléphone respectif, ils vont vite réaliser que leur vie sont entremêlées. Elle vit à Paris, lui à San Francisco mais l’histoire se déplace au fur et à mesure dans les rues de New York. Un hasard ? Non. Une ivresse pour la pomme que Guillaume Musso croque à pleines dents depuis longtemps.

1993. Le jeune Musso débarque à New York pour la première fois. Il n’a alors que 19 ans. Pour couper le cordon ombilical qui le relie à ses parents, il a décidé de s’installer ici pour quelques temps. Il partage une bicoque du New Jersey avec des étudiants d’Europe de l’Est et enchaine les petits boulots: vendeur de glaces, employé dans un motel, laveur de voitures, etc. Ses longues semaines de travail sont récompensées par des “day off” passés à explorer le Manhattan pré-Giuliani des années 90. Musso se souvient du “côté dangereux et excitant” et de cette “sensation qu’ici plus qu’ailleurs, tout pouvait arriver à tout moment…” Une véritable initiation.

Après quatre mois de rencontres et d’aventures, Guillaume Musso rentre en France agaillardi par l’électricité new-yorkaise et fredonne avec Liza Minnelli “if I can make it there, I’d make it anywhere”. Un vrai déclencheur pour sa carrière d’écrivain. Ce voyage initiatique ayant marqué le jeune auteur au fer rouge, c’est donc naturellement que New York devient omniprésent dans bon nombre de ses romans.

Amoureux de la ville, il s’y rend deux fois par an pour alimenter sa boite à idées, avec un penchant pour les couleurs d’automne et la féerie de Noël. Il séjourne en général dans Greenwich Village, son quartier préféré. “J’ai l’impression de pouvoir y trouver un écho de ce passé bohême pas si lointain, celui où Dylan chantait dans les bars !” explique-t-il. Dans L’Appel de l’ange, ses héros passent ainsi une nuit dans une petite maison de la Mac Dougal Alley.

Mais son inspiration, il la trouve aussi devant un coucher de soleil sur le petit port de North Cove au nord de Battery Park City, dans un Coney Island recouvert par la neige en hiver ou en se baladant sur la High Line, le long de l’Hudson River – cadre qui lui a d’ailleurs insufflé une scène de course-poursuite dans l’Appel de l’ange.

North Cove Marina 385 South End Ave, (212) 786-1200

Coney Island, Brooklyn, Métro D, F, N, Q (Coney Island – Stillwell Av)

 

High Line , from Gansevoort St. to West 34th St., (212) 500-6035

 

Même s’il prétend ne pas connaître les adresses en vogue de la ville, c’est pourtant chez Peels, le hot spot de la Bowery ouvert par le trendy Taavo Somers que ses deux héros, Madeline et Jonathan, partagent un café. Hasard ou destinée ? Musso est simplement tombé sous le charme de cet endroit, l’hiver dernier, et en a fait son QG.

 

Peels, 325 Bowery (Corner of 2nd St.), (646) 602-7015

 

Car tel un vrai new-yorkais, Guillaume Musso brunch le weekend: oeufs benedict & Mimosa. Trois blocs plus bas, il savoure les délicieuses pizzas de Pulino’s.

 

Pulino’s, 282 Bowery (Corner of Houston), (212) 226-1966

 

Le soir, il aime dîner Midtown, à l’Atelier de Joël Robuchon, niché dans l’enceinte du Four Seasons, ou bien Downtown, chez Annisa, cuisine américaine contemporaine du West Village, mixée des influences asiatiques de la grande chef Anita Lo.

 

L’Atelier, 57 East 57th St., (212) 829-3844


Annisa, 13 Barrow St., (212) 741-6699

 

Mais son endroit préféré reste la Neue Galerie où il vient admirer les tableaux de Gustav Klimt et se délecter, ensuite, d’un véritable chocolat viennois au Café Sabarsky.

 

Neue Galerie + Café Sabarsky, 1048 5th Ave, (212) 628-6200

 

Et lorsque l’on demande à Guillaume Musso ce qui consituerait, pour lui, une journée typique new-yorkaise, il a vite fait de répondre : “il n’y a pas de journée typique justement ! Cette ville est tellement surprenante que j’aime me laisser porter au gré de mes rencontres et de mon inspiration.”

 

L’Appel de l’ange de Guillaume Musso aux Éditions XO