Jean Lebreton : des rêves en encaustique

Impossible d’évoquer le photographe Jean Lebreton sans parler de son passé : d’abord intéressé par le dessin il réalise toutefois très vite que c’est à la photographie qu’il se consacrera. Plus que la morose réalité c’est du rêve qu’il veut faire partager derrière son objectif. D’abord iconographe pour la revue « Stéphanie » (dans la même veine que Salut les Copains) il profite de quelques coups de chance pour s’imposer comme le photographe de toute une génération de chanteurs.

Son job ? «Rendre les gens beaux», à commencer par Claude François, bien sûr, qu’il suit jusqu’aux derniers instants de sa vie. Durant ses vingt ans passés dans les paillettes du show-business son goût pour l’art avec un grand A reprend pourtant le dessus, alors qu’il se charge des pochettes d’album de nombreux chanteurs, dont Souchon reste son meilleur souvenir. Jamais rassasié de nouvelles aventures ce diplômé de l’Ecole de Journalisme de la rue du Louvre part ensuite parcourir le monde de la Californie à la Polynésie pour différents reportages.

C’est peut être la somme de toutes ces vies que l’on retrouve dans son travail actuel : la photographie encaustique. Mais l’encaustique c’est quoi au fait ? C’est un procédé artistique ancestral datant du IVème siècle avant J.C., consistant à utiliser de la cire d’abeille chaude comme peinture. L’originalité de Jean Lebreton c’est donc sa démarche d’appliquer la cire d’abeille – pigmentée ou non – sur ses photos développées sur du bois.

Ce travaille il l’a entamé après sa rencontre avec l’artiste Jeri Eisenberg a Woodstock, c’est donc tout naturellement là-bas qu’il s’est formé puis a installé son atelier. Un environnement qui fait figure d’évidence pour cette technique naturelle choisie aussi pour son respect de l’environnement.

Le résultat ? Des photos qui telles des peintures possèdent une texture particulière, une brillance surprenante. Les clichés, jamais retouchés, jouent pour la plupart sur l’abstraction et l’ajout de cire les transforme en véritables peintures. Loin des célébrités de « sa vie passée », Lebreton poursuit sa quête des rêves à dévoiler au travers de sa nouvelle muse : New York, ville où il réside depuis quatre ans. Des instants de la grosse pomme colorés, capturés, révélant un monde sensible et onirique…

 

Les tunnels autour de Manhattan ont fait l’objet de ses dernières photos, mais comment reconnaître le Holland Tunnel derrière ces faisceaux lumineux, graphiques et presque organiques ? C’est donc bien là la magie de Jean Lebreton : transformer la banalité du quotidien en un univers lumineux et poétique.

 

Jean Lebreton exposera ses œuvres à la Art Walk – Promenade des artistes organisée par l’association française Westchester Accueil les 13 et 14 mai. Le début de la promenade débutera au 33 Forest Park Avenue, Larchmont NY 10538. Pour plus d’infos consultez le : www.promenadedesartistes.org

 

Quand ? Vendredi 13 mai de 10h a 15h et samedi 14 mai de 11h a 18h.

Où ? Début de la promenade au 33 Forest Park Avenue, Larchmont NY 10538, une carte vous sera remise pour la suite de l’itineraire.

Combien ? Gratuit.