La frégate Forbin à Brooklyn

Le capitaine de vaisseau Christophe Balducchi, commandant la frégate anti-aérienne le Forbin mène la visite. Il travaille sur ce projet depuis près de quinze ans et a participé à toutes les phases de conception de la frégate de défense anti-aérienne de 7000 tonnes et de 153 mètres de long.

Depuis sa livraison en décembre 2008, Le Forbin est en évaluation militaire autour du monde. Avant son arrivée à New York, l’équipage a fait escale à Rio de Janeiro; il sera début mai à La Spézia en Italie. Si tout se passe bien, le Forbin devrait être reconnu «bon pour le service» cet été.

Retour de shopping new-yorkais pour l'équipage. (Ph: T.Viguier)
« C’est une grosse tour de contrôle flottante », commente le capitaine en regardant la passerelle et l’imposant radar sphérique qui la surplombe. Le Forbin est issu du programme « Horizon », un programme d’armement Franco-italien qui a abouti à la livraison de deux frégates du même type pour chacun des pays.

Les systèmes de détection et d’armement du navire sont très novateurs, explique le commandant : «le Forbin est conçu pour escorter et défendre des flottes militaires ou civiles contre les attaques venues du ciel». Il est donc équipé d’un arsenal de radars permettant de scruter l’espace aérien sur un rayon de 300 kilomètres ainsi que du nouveau système PAAMS permettant de tirer 48 missiles anti-aériens, auquel s’ajoute l’équipement traditionnel des frégates.

Le capitaine de vaisseau Christophe Balducci
A peine arrivé à Brooklyn, le capitaine de vaisseau Balducchi et ses hommes ont profité de l’occasion pour tester leurs radars dans une zone de forte densité aérienne: «Nous avons recensé environ 300 appareils en vols simultanés sur l’agglomération New-yorkaise».
De quoi mobiliser les 195 hommes d’équipage s’il avait fallu contrôler un tel trafic en période de crise.
En intervention, le « centre opérations », véritable chambre forte numérique du traitement des informations, devient le point névralgique du bateau. C’est une installation composée de 25 consoles de commandes.

Le coût de fabrication des frégates Horizon est évalué à un milliard d’euros par bateau. « Un investissement indispensable » selon le capitaine, afin de répondre aux menaces de guerres asymétriques que font peser les organisations terroristes.