La panne de Ségolène, l’Amérique de Sarko

Où est passée la magie de Ségolène Royal ? se demande le magazine Time.

Elle avait « l’air d’avoir un gilet pare-balles à l’automne dernier ». Depuis « Sarkozy l’a doublée dans les sondages et ses conseillers socialistes se chipotent pour savoir comment lui remettre du vent dans les voiles ». Depuis que « sa candidature improbable » a pris de la vitesse, « Royal a montré un penchant pour ne quasiment rien dire sur les sujets de campagne traditionnelle, mais pour lancer des missiles d’iconoclasme là où on ne les attendait pas ». Comme son soutien à la « liberté et souveraineté du Québec ». Ce n’est pas sa première boulette, note Time. « Le mois dernier, elle est restée tranquillement assise quand le gouvernement israélien a été comparé aux nazis, puis a eu l’air d’approuver la construction du mur par Israël. » L’hebdomadaire note encore sa position « unique dans le monde » quant à l’interdiction du nucléaire civil en Iran et ses louanges de la rapidité de la justice chinoise. « La diplomatie n’est pas son fort. » On apprend que dans une interview à Time pendant l’été 2006, Ségolène Royal avait dit qu’elle aimerait rencontrer Hillary Clinton, « même si elle a des positions très à droite ». Le magazine suppose que « ses faux pas sont amplifiés parce qu’elle ne parle pas de la substance de sa campagne ». Elle compte continuer à « écouter » jusqu’au 11 février, « Sarkozy est plus que ravi de prendre tout l’oxygène d’ici là » avec des propositions politiques.

«Aussi improbable que cela puisse sembler aujourd’hui, quand le président Bush terminera son dernier mandate, son allié européen le plus proche pourrait être le président français», estime le Chicago Tribune.

L’argent, la réussite et l’idée de travailler dur ne posent pas de problème à Nicolas Sarkozy, explique son conseiller David Martinon. En plus il aime l’idée de « deuxième chance » aux Etats-Unis. « En France si vous échouez une fois, vous êtes mort » continue David Martinon qui n’a pas dû bien suivre les carrières des deux derniers présidents français.

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Moins d’un tiers des habitants de 25 pays estiment que les Etats-Unis ont une influence positive dans le monde. Magré cela McDonalds vient d’annoncer ses meilleurs résultats en 30 ans. Un chroniqueur du Washington Post fait valoir que même si José Bové est devenu un héros de l’anti-mondialisation en saccageant des McDo en France, les bénéfices qu’y réalise McDonalds sont les deuxièmes de l’entreprise dans le monde, après les Etats-Unis.

Mia Farrow a adoré aller tourner « Arthur and the Invisibles » en France, dit-elle à Newsweek. Rien que pour ce qu’elle a mangé « le Camembert, les baguettes, le poisson frais, du vin incroyable au déjeuner… » et pour le plaisir de regarder Luc Besson. « Je pourrai le regarder se brosser les dents. »