Le changement, jusque dans les assiettes

Le Washington Post, qui s’appuie sur les chiffres de la consommation de sandwichs par les Français. Bien loin de dénigrer le casse-croute français, le journal américain préfère mettre à mal les idées reçues de nombreux américains, qui pensent que tous les Français s’offrent entrée, plat, fromage, dessert, café et digestif tous les midis. «Le changement s’opère au détriment des cafés, où le repas de midi reste encore un plat chaud façon « recette de ma grand-mère », assis à une table pour discuter pendant une heure avec des amis ou collègues ». On en profite pour préciser que Mc Do augmente son chiffre d’affaires depuis environ 5 ans dans l’Hexagone. Car oui, les Français mangent plus de sandwichs, soit parce qu’ils n’ont plus les moyens de s’offrir le restaurant tous les midis, mais aussi et surtout parce qu’ils n’ont plus le temps de s’y attarder.

En première ligne bien sûr, le remaniement ministériel, annoncé mercredi dernier par l’Elysée. Beaucoup en ont parlé mais l’article du New York Times est à la fois concis et parlant. Le plus grand intérêt étant de montrer encore une fois le souci manifeste d’ouverture de Nicolas Sarkozy : «les spécialistes considèrent cette stratégie comme un outil pour montrer qu’il se moque des critiques mais aussi qu’il s’en sert pour affaiblir la gauche». L’importance est donnée au fait que le président français en est maintenant à la moitié de son mandat et que ce remaniement ministériel est un moyen de s’assurer que ses nouveaux chevaux de bataille vont lui permettre de réformer encore plus, comme il l’avait prévu dans son programme avant d’être élu. Une image d’un président avec une volonté toujours réformatrice donc, mais aussi intransigeante. Le départ de Christine Albanel du Ministère de la Culture est signifié comme une « punition » après les mésaventures du projet de loi Hadopi dans l’hémicycle.

Le Chicago Tribune préfère s’attarder sur le voyage de fin de semaine de Nicolas Sarkozy en Guadeloupe et en Martinique. Au cours de ce déplacement, il a affirmé que les deux DOM avaient parfaitement le droit d’organiser des référendums et de profiter de plus d’autonomie, mais qu’une indépendance était inenvisageable. L’occasion pour le Chicago Tribune de rappeler les faits qui se sont déroulés quelques mois plus tôt lors des grèves qui avaient paralysé les îles françaises. Il est quand même précisé que « les membres du Collectif ayant organisé la grève en Guadeloupe ont refusé de rencontrer Nicolas Sarkozy ». Le problème est loin d’être réglé.