Le “come back” de Bruel

Vous avez vécu à New York à la fin des années 1970, qu’est-ce que ça vous fait d’y retourner ?

J’y ai passé un an et demi en 1979. C’était un moment très important

pour moi. New York avait encore 15 ans d’avance. A la radio, il y avait toutes ces stations sur la FM alors qu’on n’avait pas encore ça en France. Le dollar était à quatre francs. C’était une ville de folie, il n’y avait pas encore de problèmes de sida, c’était un autre monde… Je me sentais à un carrefour culturel. J’avais l’impression que tout était possible. Il y avait tellement d’énergie que je me disais que je pouvais déplacer des montagnes. Ca m’a donné un peu d’inconscience.
C’était l’époque de Billy Joel, d’Earth Wing and Fire, les débuts de mouvements musicaux importants. Je faisais beaucoup les clubs de jazz, j’allais surtout au Village Vanguard, un peu au Blue Note…

New York, c’est aussi une ville que je connais pour y avoir enregistré toute une partie de mon album « alors regarde » de 1990 et de celui de 1994. J’ai retrouvé les ondes de New York, c’était chouette. J’ai pu enregistrer dans des studios exceptionnels.
En plus, je connais le Beacon Theatre où je vais jouer le 14 juin, j’y ai vu des concerts, dans les années 1980, je ne sais plus de quel groupe mais j’en garde le souvenir d’un endroit très chouette. Alors là, j’ai l’impression de boucler la boucle.

C’est important pour vous cette tournée aux Etats-Unis ?

C’est toujours très agréable d’aller faire des concerts à l’étranger. Evidemment, je n’envisage pas une carrière américaine. Mais c’est un passage. Cette fois, il y aura 90 % de Français dans la salle. La prochaine fois, il y aura plus d’Américains… Et puis c’est amusant de faire un t-shirt de tournée américaine. En plus, la tournée que je fais en ce moment est extraordinaire, je la vis comme ma plus belle tournée. C’est un moment très fort. Alors les Etats-Unis, c’est la cerise sur le gâteau.

Vous êtes aussi champion de poker. Est-ce que vous allez profiter de votre concert à Los Angeles pour aller jouer à Las Vegas ?

Non, je n’aurai pas le temps. Maintenant, les tournois de poker se font sur deux ou trois jours. Mais j’irai après. Je rentre en France et je reviendrai après à Las Vegas le 25 juin pour le poker. Et là, ce seront mes vacances.

Les dates de la tournée

San Francisco, le 4 juin: Nob Hill Masonic Center, 1111 California street.

Los Angeles, le 6 juin: Wilshire Theater Beverly Hills, 8440 Wilshire Bd.

Miami, la 12 juin: James Knight Center for the performing arts, 400 se 2nd av.

New York, le 14 juin: Beacon Theater, 2124 Broadway.

Washington, le 15 juin: Maison Française.

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