Le Dîner en Blanc arrive à New York, mais où ?

14.000. C’est le nombre de personnes que le Dîner en Blanc a réussi à réunir à Paris. Créé en 1988 par François Pasquier, l’événement pourrait se définir comme un “rallye pique-nique”, une petite dose de folie en plus. Dans un lieu tenu secret jusqu’à la dernière minute, une cohorte d’invités triés sur le volet (principalement des amis des organisateurs) et tout de blanc vêtus se réunissent pour partager le foie gras et le champagne qu’ils ont eux-mêmes apportés. La préfecture n’est généralement pas au courant, ce qui n’a pas empêché le Dîner en Blanc d’investir des lieux comme le Champ de Mars, le Trocadéro ou encore le Carrousel du Louvre. Car le Dîner en Blanc, c’est le bon élève des flash mobs : à la fin, chacun reprend ses tables, bougies et provisions et époussette son emplacement pour que la soirée garde sa part d’éphémère.

« C’est une tranche irréelle au milieu du quotidien » explique Aymeric Pasquier, le fils du fondateur qui a désormais repris les rênes et internationalisé l’organisation. Seulement, bien sûr, impossible de le faire à la française à New York. Ici, on ne rigole pas avec la loi, d’autant plus s’il s’agit de boire de l’alcool sur la voie publique. Il n’est donc pas encore sûr que le champagne pourra couler à flot, mais “il va falloir faire bonne impression” confie Alexandra Simoes, directrice du Lyceum Kennedy situé Midtown. “C’est une initiation à une belle tradition. New York va servir d’exemple et peut-être permettre d’étendre ça dans tous les pays”, s’enthousiasme-t-elle. Les New Yorkais seront en tout cas au rendez-vous. Jeudi 4 août, plus de 28.000 personnes se trouvaient déjà sur la liste d’attente selon Aymeric Pasquier. Un engouement prononcé que ce dernier explique : “les Américains sont beaucoup plus réactifs”.

Lieu tenu secret

Malheureusement, l’édition de cette année ne permettra qu’à 1.000 chanceux de découvrir l’art de vivre à la française, dont environ 200 issus de la liste d’attente. Et la question qui brûle les lèvres des potentiels happy few est : mais où cela va t-il se dérouler ? Central Park vient immédiatement à l’esprit.

French Morning soumet l’idée à un spécialiste : “Je ne pense pas que Central Park leur soit favorable. Jamais personne n’a réussi à y retrouver un ami. Il n’y a pas de panneaux indicateurs” affirme Samuel Guedj, fondateur de l’agence d’événementiel Sam n’ Jo.  Première idée avortée. “D’autres parcs comme Madison Square Park sont très jolis mais je pense que la partie bétonnée pour la stabilité des chaises et des tables est indispensable.” Le suspens devient insoutenable à la rédaction de French Morning. Après un brainstorming collectif, nous avons également pensé à l’île du Gouverneur, au sud de Manhattan, ou encore à une des nombreuses “pier” qui se jettent dans la Hudson.”Je pense qu’ils finiront sur Union Square qui a une image de marque de prestige, qui est facile d’accès et vaste”, poursuit Samuel Guedj. Du côté des organisateurs, c’est motus et bouche cousue : “Je ne vous dirai rien” assène Aymeric Pasquier en riant.

Rendez-vous le 25 août pour découvrir le lieu mystère. Si vous vous trouvez sur la liste d’attente, tenez vous prêt le 12 à 14h pour vous inscrire : premier arrivé, premier servi. La soirée se terminera à 11h, ce qui est relativement tôt. “La frustration laisse des souvenirs inoubliables” conclut Aymeric Pasquier, malicieux.