Le Fooding traverse l’Atlantique

“La cream” des chefs, mixologistes, DJ’s, graphistes new-yorkais et parisiens ont répondu présent à l’appel du Fooding. Côté new yorkais, Daniel Boulud, David Chang et Wylie Dufresne seront de la partie. Côté parisien, le casting réunit entre autres Yves Camdeborde du Comptoir du Relais, William Ledeuil de Ze Kitchen Galerie, Alberto Herraiz de Fogón, Stéphane Jégo de Chez l’Ami Jean. Chez les DJs, ce sera Paul Sevigny, le frère de la fashionista Chloe et figure des soirées new yorkaises et Benjamin Moreau du club parisien ultra branché Le Baron.

Le choix du P.S.1 est en ligne avec le côté décalé du Fooding. C’est en 2000 qu’Alexandre Cammas, journaliste de Nova Magazine invente le mot (mélange de ‘food’ et ‘feeling’), un peu sans le savoir. Découvrant que le terme n’existe pas en anglais, il revendique l’appellation. Le label s’applique à la génération de chefs qui entendent faire les choses autrement, notamment en mettant l’accent sur l’ambiance, pour faire descendre la haute gastronomie française de sa tour d’ivoire. À Paris, le gang du Fooding organise des pique-niques au Palais de Tokyo ou dans la gare de RER de la station Denfert-Rochereau.

Si le concept ne semble pas révolutionnaire aux États-Unis, le pays de la ‘finger food’, il est néanmoins dans l’air du temps. “Les choses ont l’air de bouger aussi à New York”, s’enthousiasme Yves Camdeborde. Daniel Boulud lui donnera raison avec son couscous marocain traditionnel. Nicholas Morgenstern et Julie Farias de The General Greene confirmeront le dynamisme gastronomique de Brooklyn avec leur “I Scream d’amour”, une glace Giandujac (chocolat à la noisette salée) et vanille bourbon.

L’entrée du Fooding d’amour coûte 30 $ et 100% des bénéfices seront reversés à Action contre la Faim.