Le French crooner sort de sa cave

Rien à voir avec son premier concert donné également au restaurant Opia il y a 4 ans pour un public d’amis. Venu tardivement à la musique, Antoine Bleck n’avait alors jamais joué que dans sa cave. Il considère désormais avoir acquis un niveau quasi-professionnel. « Si je devais partir demain en tournée, je me sentirais pratiquement d’attaque ». Une progression confirmée par son heure de gloire: la première partie en avril dernier du concert à New York de Julien Clerc.

Il se dit “French crooner” en référence à un certain type de chanteur solo : « Cela va de Sacha Distel à Jean Sablon en passant par Charles Aznavour ». « J’appelle cela Jazzy-Pop ».

Aux Etats-Unis, Antoine Bleck se compare à des gens comme Michael Franks ou Steely Dan mais ses racines sont outre-atlantique. Le chanteur a beau être installé aux Etats-Unis depuis 26 ans et être sur le point d’acquérir la nationalité américaine, il préfère chanter en français. « Ce qui m’intéresse c’est d’être moi-même. Quand j’écoute des artistes français qui chantent en anglais je trouve que cela fait faux » dit-il.

Dans ses deux albums : «Principe favorable» (2003) et «Mes illusions» (2006) Antoine Bleck évoque sur un ton intimiste les souvenirs de son adolescence. « J’aime bien les musiques qui traduisent une atmosphère, une ambiance », explique-t-il.

Si il aimerait bien écrire un jour des musiques de films, Antoine Bleck se concentre d’abord sur sa collaboration avec CharlElie Couture, qui est installé à New York depuis 3 ans. Tous deux originaires de Lorraine, les artistes se sont rencontrés il y a deux ans et demi et se conseillent mutuellement pour l’écriture des textes et la composition. « Je n’ai pas son aisance pour le texte moi c’est plutôt la musique » reconnaît Antoine Bleck. « Mais quelque fois j’écris des textes que lui corrige. Il y a ma « patte » dedans et après sa rigueur et sa qualité d’écriture ».

Il rêve de consacrer entièrement sa vie à la chanson, mais à l’heure qu’il est « c’est toujours un violon d’Ingres ». Antoine continue à gérer Opia dans l’East Side et n’a pas signé de contrat avec une maison de disques.

Les chansons de son prochain CD sont presque toutes écrites mais Antoine Bleck travaille en priorité à la promotion de son dernier album.

Avant de se lancer en France, il espère conquérir les publics américains et québécois. « On recommence à avoir la cote, j’espère que cela va m’aider » dit-il, remarquant qu’il avait fait ses débuts en 2003 à l’heure ou le label « français » n’était pas toujours vendeur aux Etats-Unis.

Curieux d’écouter un « French crooner » ? Il reste encore quelques places pour le concert de jeudi