Le guide du night-clubbing new-yorkais

D’abord, les adresses. Puis les bons plans pour rentrer

Les branchés de Chelsea District

MARQUEE

Ambiance des plus luxueuses au Marquee, un club réputé de Chelsea. On peut de temps en temps y apercevoir quelques stars du show-biz, comme Paris Hilton notamment. Une grande salle principale qui distille du son électro-house pointu. À l’étage, la salle hip-hop-RnB est parfaite pour commencer tranquillement la nuit. Plusieurs types de soirées sont organisées dans la semaine, sauf le lundi et le dimanche, jours de fermeture.

Marquee, 289, 10th Avenue (entre 26th Street et 27th Street). Ouvert du mardi au samedi. 10.00 PM – 4.00 AM.

M2 (ex-MANSION)


L’ancien célèbre Mansion, rebaptisé depuis M2, possède sans doute l’un des plus vastes dance-floor de Manhattan. Plafonds hauts, tonalités rouges des plus luxueuses, canapés en cuir, l’immense salle principale en impose. Avec son podium central, elle accueille ainsi régulièrement des shows de danseuses ou des groupes musicaux (Pussycats Dolls). Quelques grands DJ’s comme Bob Sinclar ou Ranger Sanchez s’y sont déjà produits.

M2, 530, West 28th Street (entre 10th et 11th Avenue). Ouvert du jeudi au samedi. 9.00 PM – 4.00 AM.

CAIN


Le Cain a changé récemment de décoration et il faut avouer que l’ensemble est plutôt réussi. Une fois à l’intérieur, vous aurez l’impression d’effectuer un véritable safari ! Bar zébré, piliers ornés de défense d’éléphants, perles sud-africaines et éclairage qui évoque un coucher de soleil dans la savane : les références africaines ne manquent pas. La musique distillée par le DJ reste commerciale et alterne hip-hop, RnB, house et électro pour finir. L’endroit reste plutôt étroit avec une seule piste de danse et un long podium central. Mais c’est ce qui crée l’atmosphère spéciale de ce lieu très côté à Manhattan. Arrivez tôt car le club se remplit assez vite.

Cain, 544, West 27th Street (entre 10th et 11th Avenue). Ouvert du mardi au dimanche. 10.00 PM – 4.00 AM (12.00 AM le dimanche).

PINK ELEPHANT

Établissement prestigieux qui mise tout sur son intérieur très luxueux, le Pink Elephant est très prisé de la jeunesse dorée new-yorkaise. Quelques célébrités américaines y sont aperçues de temps à autre, telles que Jessica Simpson ou Drew Barrymore. Le club est franchisé dans plusieurs autres villes du monde : Sao Paulo, Southampton, Saint Barth’s ou encore Park City. À noter que le sound system a été installé spécialement par un ingénieur de la NASA. La puissance sonore n’est pas la même selon l’endroit où l’on se trouve dans la boîte. Pratique pour ceux qui préfèrent discuter tranquillement autour d’un verre. Enfin, le Pink Elephant fait la part belle à des DJ’s résidents de talent pour enflammer le dancefloor sur un son à majorité house. Possibilité de manger sur place en début de soirée.

Pink Elephant, 527, West 27th Street (entre 10th et 11th Avenue). Ouvert du mercredi au samedi. 9.00 PM – 5.00 AM.

Les branchés de Meatpacking District

KISS AND FLY

Le Kiss and Fly est l’un des endroits tendance du moment à New York pour clubber. Avec un espace tout en circularité et une lumière tamisée bleue nuit, on a vraiment l’impression d’évoluer à ciel ouvert. Le décor demeure majestueux avec une représentation des peintures de la chapelle Sixtine sur une partie du plafond ! Avec notamment Stan Courtois comme DJ résident, la musique house est de qualité et la clientèle mélange habilement Européens et Américains. À découvrir pour son atmosphère envoûtante.

Kiss and Fly, 409, West 13th Street (entre Greenwich et Washington Street). Ouvert du mercredi au samedi. 11.00 PM – 4.00 AM.

CIELO


Le Cielo reste une institution à New York. Passage obligé dans le Meatpacking, il reste prisé des grands DJ’s internationaux comme David Guetta ou Ranger Sanchez qui s’y sont produits plusieurs fois. Pas immense, l’établissement mise, là encore, tout sur une déco qui en met plein la vue : néons flashy au plafond, velours marrons foncés aux murs, banquettes VIP… Le club affiche une liste de récompenses assez impressionnante, dont celle de meilleure boîte des Etats-Unis en 2008 pour le site Clubworld.com.

Cielo, 18, Little West 12th Street (entre Greenwich et Washington Street). Ouvert du lundi au dimanche. 10.00 PM – 4.00 AM (12.00 AM le dimanche).

L’historique: WEBSTER HALL

Construit en 1886, le Webster Hall a été le premier nightclub de tous les États-Unis. Autant dire qu’il reste une institution à New York. Sur trois niveaux, il héberge quatre salles différentes pour quatre ambiances : indie-pop-rock au Studio, hip-hop-RnB-mash-up dans la Marlin Room, Salsa au premier étage et électro-house dans la Grand Ballroom. Cette dernière salle accueille les vendredis quelques grands DJ’s, comme Joachim Garraud récemment, ou proposent même des concerts (Lady GaGa, Avril Lavigne, Linkin Park). Le club est aussi connu pour son impressionnant lâché de ballons gonflables lors de la soirée du nouvel an.


Vous n’aurez pas trop de difficultés à rentrer au Webster, le dress code restant très décontracté. Bon plan French Morning : vous pouvez imprimer des pass à un dollar sur le site officiel et bénéficier de boissons au même prix avant minuit.

Webster Hall, 125, East 11th Street (entre 4th et 3rd Avenue). Ouvert du jeudi au samedi. 10.00 PM – 4.00 AM.

L’incontournable: PACHA

On ne présente plus le Pacha, le club franchisé aux deux cerises présent dans plus de 25 villes dans le monde. Ouvert depuis quelques années à Hell’s Kitchen, il s’est imposé comme un haut lieu de la nuit new-yorkaise. Vastes dance-floors répartis sur plusieurs niveaux, différentes ambiances, boutique avec produits à l’effigie de la marque au sous-sol… : on en prend plein les yeux. Des grands noms du dee-jaying mondial s’y sont produits comme David Guetta et surtout Erick Morillo, le DJ house américain qui y mixe régulièrement. Allez visiter le site officiel qui proposent des pass et guestlists gratuits avec un calendrier tenu à jour toutes les semaines. Le vendredi, l’entrée est autorisée à partir de 19 ans.

Pacha, 618, West 46th Street (entre 11th et 12th Avenue). Ouvert du vendredi au dimanche. 10.00 PM – 6.00 AM.

Et aussi…

Ultra, 37, West 26th Street (entre Broadway et 6th Avenue). Ouvert vendredi et samedi. 10.00 PM – 4.00 AM.

Touch, 240, West 52nd Street (entre Broadway et 8th Avenue). Ouvert du jeudi au dimanche. 10.00 PM – 4.00 AM (12.00 AM le dimanche).

Greenhouse, 150, Varick Street (entre Hudson Street et 6th Avenue). Ouvert du lundi au dimanche. 10.00 PM – 4.00 AM (12.00 AM le dimanche).

Guesthouse, 542, West 27th Street (entre 10th et 11th Avenue). Ouvert du lundi au dimanche. 10.00 PM – 4.00 AM (12.00 AM le dimanche).

[#entrer<-]Comment y rentrer

1. La règle d’or : toujours posséder sa carte d’identité sur soi ou son passeport. Vous serez systématiquement contrôlé à l’entrée par les videurs. L’accès est bien sûr interdit aux moins de 21 ans.

2. Se présenter en parité homme-femme. Un groupe de plusieurs hommes se fera la plupart du temps refouler…

3. S’habiller! Pour les femmes robe de soirée et talons, pour les hommes chemise-pantalon-chaussures de ville. Attention, certains clubs exigent le port de la veste. À l’intérieur de la boîte, ne vous fiez pas à certaines personnes vêtues d’un simple polo ou d’un T-shirt, car c’est sûrement qu’ils connaissent les videurs ou les gérants ! Néanmoins, selon le jour de la semaine et le prestige de l’établissement, une tenue plus décontractée peut-être envisagée (tongs pour les filles, jeans pour les garçons par exemple).

4. Ne jamais perdre patience dans la file d’attente, qui peut parfois être impressionnante. De plus, ne soyez pas étonné que par moments, durant des périodes de dix-quinze minutes, personne ne rentre dans la boîte alors que la voie est libre. Cette stratégie permet d’attirer davantage de personnes en présentant une file d’attente quasi permanente devant, donc au noctambule d’imaginer un lieu incontournable, où il faut absolument se rendre.

Malgré tout, si vous suivez tous ces conseils à la lettre, vous aurez toutes les chances de rentrer, certes… mais en payant toujours le prix fort. Pour contourner, ce dernier petit inconvénient, il existe heureusement quelques bons plans :

> Venir avant minuit ! Voire même à 10.30, 11.00 PM. Plus vous arriverez en avance, plus vous aurez de chance de payer moins cher. Les clubs ouvrent tôt (10.00 PM) car ils ferment plus tôt qu’en France (4.00 AM). Les nightclubbers qui s’y prennent tôt sont donc parfois « récompensés » avec un prix spécial, voire la gratuité.

> Les inscriptions en guestlists. Il n’est pas rare de voir à l’entrée du club deux files d’attente. Une pour le « commun des mortels », et l’autre pour les guestlists et promoters (pour ces derniers, on y revient dans le paragraphe suivant). Pour être sur une guestlist, il faut se rendre au préalable sur les sites Internet des clubs qui proposent ce genre d’avantages. Exemple, le Pacha offre deux entrées gratuites pour toute personne qui s’inscrit à la newsletter de leur site. Le Webster Hall, lui, propose d’imprimer des pass sur son site à un dollar ! D’autres sites, comme www.inlist.com et surtout www.clubplanet.com et www.clubzone.com, qui regroupent plusieurs clubs à New York permettent de choisir n’importe quelle soirée dans leur calendrier mensuel et de faire figurer son nom sur la guestlist. Attention, la gratuité n’est pas toujours de mise. Mais vous aurez plutôt le droit à des réductions avantageuses (entrée à $15 au lieu de $30, consommation offerte…). De plus, on pourra vous demander de confirmer votre présence en envoyant un email ou en téléphonant à un numéro spécial.

> Les promoters. Ils travaillent pour un ou plusieurs clubs. Leur but est de « rabattre » le maximum de personnes pour une soirée, car ils sont payés en conséquence ensuite par l’établissement. Les promoters, américains ou européens, se constitue ainsi un réseau de clubbers parmi leurs connaissances pour commencer. Ensuite, le bouche-à-oreille fait le reste. En résumé, les promoters «  recrutent » une clientèle type (un promoter français va se créer un réseau exclusivement français) afin d’assurer une certaine mixité internationale à l’intérieur d’un établissement, brassage culturel que les patrons recherchent. Bien souvent, le promoter donne rendez-vous à une heure bien précise devant la boîte et fait rentrer son groupe en « VIP » : entrée gratuite, pas de queue, un ou deux verres offerts… Si le promoter n’est pas là le jour de l’événement, il suffit alors simplement de mentionner son nom à l’entrée. Véronique Perret, Française installée à New York depuis quelques années, s’est installée à son compte en tant que promoter. Elle propose plusieurs soirées par semaine dans différents clubs sur son site www.veroslist.com.