“Le marché à Miami montre des signes de vie”

Lundi matin, 10 heures. Je passe le Rickenbacker Causeway, le célèbre pont qui relie le centre des affaires de Miami à la petite île très huppée de Key Biscayne. Ce premier m’éloigne de la ville. Un second m’entraîne vers l’île. De part et d’autre, la mer turquoise scintille au calme. Elle est un élément déterminant de l’attrait qu’exerce Miami aujourd’hui sur les Européens. Pour le reste, Christophe Bourreau, de l’agence immobilière Barnes International Property Consultant me reçoit dans ses bureaux de Key Biscayne, précisément. Posséder son mètre carré a Miami, c’est  s’offrir du rêve pour 365 jours par an ! Reste que derrière ces prix de crise, aujourd’hui si attractifs, se cachent bien des drames personnels. Il va m’expliquer l’état de sante du marche immobilier de Miami.

Christophe, l’immobilier à Miami est-il toujours une foire aux bonnes affaires ?
Depuis l’été 2009 après 4 années d’agonie, le marché montre enfin quelques signes de reprise. Les prix qui avaient chuté de 40 à 60% demeurent plus attractifs que jamais pour la clientèle européenne et française, souhaitant tirer profit d’un euro encore très fort. Malgré un “inventaire” en hausse constante en raison du nombre de short sales (2) et de foreclosures (1), la tendance à la reprise des ventes et des prix sur 2010-2011 devrait se confirmer. Actuellement, les biens de qualité sont ceux qui se vendent le mieux, avec des acheteurs qui paient  le plus souvent comptant.

Reste-t-il tout de même de bonnes affaires ?
Oui, bien sûr. L’inventaire reste important, mais attention, les biens de qualité sont les premiers à partir ! Avantage pour les investisseurs étrangers : pouvoir négocier au mieux les prix, grâce à des propositions sans clause suspensive. Et comme le marché locatif reste très stable, tout bien acheté destiné à la location trouvera preneur rapidement et à bon prix.

Les foreclosures (1) sont elles vraiment des bonnes affaires ?
Eventuellement, même s’il faut regarder au cas par cas. En effet, la procédure de foreclosure (1) peut parfois prendre la forme de short sale(2), et dans ce cas peut durer jusqu’à plus de 12 mois, sans pour autant donner la garantie que celui qui fait l’offre deviendra l’heureux propriétaire…
De nombreux biens sont souvent en très mauvais état, ce qui implique un budget de rénovation important et par conséquent la bonne affaire perd de sa pertinence. Alors une étude approfondie avec votre agent immobilier en qui vous avez confiance, du marché traditionnel qui offre souvent de meilleures garanties et plus de sérénité aux investisseurs, s’impose avant tout.

Tendance pour la fin de l’année  2010 ?
Pendant que l’Europe sort lentement de la crise, le nombre de transactions devrait continuer à croître en Floride jusqu’à la fin de l’année. Miami avec ses prix inimaginables il y a encore 2 ans, reste une ville stratégique pour l’investissement immobilier

(1)Foreclosure > faillite immobiliere. Le bien est vendu par la banque après saisie, souvent aux enchères.
(2)Short sale > vente faite par le propriétaire en accord avec la banque  qui l’y autorise. Le bien sera mis en vente à prix cassé par le propriétaire pour attirer un maximum d’offres, qui seront toutes transmises à la banque, laquelle déterminera laquelle est la plus intéressante à ses yeux, s’il y en a une. Cette option évite au vendeur la faillite personnelle, mais peut prendre jusqu’à 12 mois, sans offrir aucune garantie de succès aux acheteurs potentiels.