Les mini-canelés débarquent à New York

L’aventure commence en juillet 2008, quand Jean-Georges Vongerichten goûte les canelés de Céline. « Ils sont délicieux ; elle devrait les vendre » lance-t-il à son chef de cuisine, Marc Lapico, à qui Céline avait offert des canelés en remerciement d’un cours de cuisine donné chez elle. « Ça a fait tilt quand Marc m’a rapporté les propos du chef, et j’ai décidé de me lancer», raconte-t-elle.

Pour le moment, beaucoup de ses canelés aux six parfums – vanille, orange, citron, café, pamplemousse, rhum et bientôt chocolat – sont vendus à des particuliers frais ou congelés, via son site Internet réalisé par Johanna, qui gère le marketing et la finance, mais aussi lors de vernissages d’expos et de ventes organisées par des associations comme l’Atelier des Anysées. « L’idée de varier les goûts vient des cupcakes; les Américains aiment les déclinaisons de saveurs d’un même gâteau », relate Céline. Trois fois par semaine, elle concocte les petites pâtisseries bordelaises en s’inspirant d’une recette familiale dans la cuisine d’une fondation privée près de la gare Grand Central. Elle peut faire jusqu’à 400 petites pâtisseries en 2 heures. Déjà, plusieurs clients dont Nespresso sont intéressés.

Quand Gabriel Kreuther, chef du restaurant The Modern, conseille aux deux associées, il y a quelques mois, de démarcher les grands hôtels de la ville, elles proposent derechef au Carlyle le concept du café gourmand. L’hôtel pourrait bientôt leur passer des commandes régulières de plus de 1000 pièces. « Le canelé apporte une valeur ajoutée au café, ça sera idéal pour le room service ou bien pour le bar», explique Céline, qui compte aussi se lancer prochainement dans le mini-financier et la mini-madeleine. À ce train-la, elle va certainement avoir besoin d’aide en cuisine.