Montréal: l’euphorie du printemps!

Bien que prévenu par un ami journaliste que j’allais arriver à Montréal dans la période de l’année la plus « folle », je n’imaginais pas que c’était dès les couloirs de la Maison de Radio Canada que j’allais pouvoir vérifier l’extraordinaire souffle d’optimisme et l’énorme envie de se lâcher qu’engendrent les premiers beaux jours, les premières chaleurs. Incroyable ce vent nouveau qui soufflait dans les bureaux et les studios de radio et TV.
J’avais, jusqu’à présent, séjourné à Montréal et dans la province de Québec exclusivement en hiver et l’hiver est long ici. Si pendant les mois les plus froids tous ne sombrent pas dans la dépression, s’instaure tout de même une certaine pesanteur, comme une lassitude.
Et puis voilà que tout d’un coup, lorsque le mercure remonte, les sourires réapparaissent, les visages se détendent, les jupes remplacent les pantalons des filles et les cols roulés laissent  place à des décolletés plus ou moins vertigineux, ce qui ne manque pas d’en affoler certains.

Et ce ne sont que les premiers signes. Partout ensuite, du centre ville au Vieux Montréal, en passant par le plateau et ses cafés branchés, les Montréalais semblent revivrent, sortir de la nuit, bénir le soleil, jeter les doudounes certifiées Moins 15, moins 20 ou moins 30 degrés. L’hiver est fini, que la fête commence. Alors, si vous passez du temps à flâner dans les rues, que ce soit pour « magasiner » ou pour visiter les monuments, à prendre un verre en terrasse, au mont Royal ou sur le Vieux Port, et surtout, en soirée ou au cœur de la nuit, dans les bars et discothèques qui font le plein, vous côtoierez des garçons et des filles, peut être plus de filles que de garçons d’ailleurs, bien décidés à faire une fête énorme et durable. L’hiver a assez duré. Les corps et les esprits semblent avoir grand besoin de tout lâcher alors, tout est possible.

Cette sympathique euphorie collective est effectivement bien palpable au quotidien et c’est sans aucun doute pour cela que tout semble aller mieux et être plus facile à Montréal lorsque vient le printemps. Même la police est plus arrangeante… pour les fautes bénignes.
C’est bien pourquoi je vous conseille vivement de préférer cette saison à l’été ou même à l’automne pour visiter Montréal. Si vous avez besoin de retrouver la « positive attitude » ce sera parfait pour vous.

Comment y aller ?
En avion : forcément le plus rapide. 1h22 de vol et un bon tarif actuellement chez Continental, 309 $ l’AR, par exemple pour le week-end prochain.
Par la route : 374 milles, environ 6h30 de route avec un temps d’attente à la frontière qui peut rallonger la durée du voyage
En train : pas vraiment pratique, long et plutôt cher. Pas fait pour un week-end en famille.

Quel hébergement ?
Pour un court séjour, il convient d’être dans les quartiers qui bougent. Vous choisirez ainsi un hébergement (hôtel ou gîte, c’est comme cela que l’on appelle les chambres d’hôtes) situé au Quartier latin, au Village ou au Plateau.
L’Alexandre Logan propose cinq chambres charmantes dans une ancienne demeure du Village.
Dans le quartier latin, vous pourrez descendre à l’hôtel Armor Sherbrooke.
Sur le plateau Mont-Royal, mention spéciale pour l’Auberge La Fontaine et sa vingtaine de chambres  et pour un budget moins élevé, le Couette & Café Cherrier offre un bon rapport prestations/prix si vous optez pour les chambres supérieures.

Manger, boire, danser ?
Dans le Vieux Montréal : la boulangerie café Olive Gourmando pour ses sandwichs.
Sur le plateau, l’incontournable Schwartz’s, la file d’attente devant chez ce traiteur semble exister depuis 1928 !
Le soir, commencez par commander une bière maison au Réservoir, sur le Plateau, poursuivez par l’une des plus belles cartes de la ville à L’Express rue Saint-Denis puis, après le dîner, un verre au Saint-Sulpice dans le Quartier latin et enfin pour danser, le Tokyo Bar, sur le Plateau.

À voir absolument
Le Vieux Montréal, autour de la place Jacques Cartier, la basilique Notre Dame, le Vieux Port, le quartier du Plateau Mont-Royal et, si vous avez le temps, l’une des îles du Saint-Laurent, soit l’île Sainte-Hélène, soit l’île Notre Dame.

À faire absolument
Monter au dernier étage de la tour Ville-Marie afin de prendre un verre en terrasse tout en profitant d’une vue panoramique sur tout Montréal. Le bar ouvre à 17 heures.
Passer une heure ou deux dans le Musée des Beaux Arts, l’entrée est gratuite.
Magasiner sur la rue Sainte-Catherine, la grande artère commerçante de la ville et arpenter quelques-uns des 32 kilomètres de galeries de la ville souterraine, plus vaste domaine piétonnier au monde (1700 boutiques !!!)
Le dimanche, après un copieux brunch, aller danser sur les rythmes des Tams Tams du Mont-Royal. L’ambiance y est toujours excellente.

Le dernier conseil ?
Évitez absolument le week-end du 13 juin car c’est celui du Grand Prix de Formule 1 et tous les hébergements sont réservés depuis un an.

Pour en apprendre plus:

Les guides Ulysse, écrits et publiés par des québécois.

Le site www.bonjourquebec.com