Nicolas Sarkozy, président à l’américaine

Le Los Angeles Times s’intéresse au film de Xavier Durringer, « La conquête », sur l’ascension de Nicolas Sarkozy. Un genre inédit en France, assure le quotidien californien dans lequel on peut lire que “les réalisateurs français ne font pas de films sur un président en place“. En l’occurrence, insiste le LA Times, c’est d’abord à la vie privée que s’intéresse le réalisateur pour cette histoire “d’un homme qui gagna le pouvoir mais perdit sa femme”.

L’homme, pourtant, reste influent, en tout cas selon Time Magazine. Dans son traditionnel classement des 100 personnalités les plus influentes du monde, le président français pointe à la 32ème place, cité notamment pour son implication et son leadership dans l’intervention internationale en Libye. En tout, le Time a déniché 4 Français “influents”: après le président, arrivent Jean-Claude Trichet (37e place), le président de la Banque Centrale Européenne puis l’économiste Esther Duflo (54ème), considérée par Rana Foroohar comme une Nobel en devenir,  pour son rôle essentiel dans l’économie du développement, mettant en avant les questions microéconomiques et une plus grande implication sur place.

Enfin, à la 71e place se trouve Marine Le Pen. Plus que sa présence, c’est le choix fait le Time pour l’auteur de l’article à son sujet: le leader nationaliste russe Vladimir Volfovich Zhirinovsky. L’ancien épouvantail de la politique russe (aujourd’hui marginalisé), raconte ses conversations avec le père de son sujet, et assure notamment que Jean-Marie Le Pen a, ces dernières années, exprimé des regrets sur la stratégie du FN “qui est allé trop loin dans ses positions homophobes, anti-immigrants et parfois anti-sémites”.

Le New York Times lui se demande si face à son hyperprésident, la France ne regrette pas la monarchie… Le quotidien s’amuse en tout cas de la passion des médias français pour la mariage princier britannique. Des numéros spéciaux (70 pages dans Le Figaro!) aux retransmissions en direct (sur 3 chaînes en simultané!), le correspondant du Times se demande, sans vraiment parvenir à répondre, pourquoi ces Républicains de Français sont tellement fascinés par les têtes couronnées.