Polanski parle, la burqa tombe, et Phoenix s’envole

Roman Polanski sort du silence pour la première fois depuis son arrestation en Septembre 2009, par l’intermédiaire d’une lettre publiée sur le site de Bernard-Henri Levy, laregledujeu.org. La lettre n’a bien entendu pas échappé à la presse  américaine. Celui-ci a choisi de s’adresser « directement au public, sans intermédiaires », pour demander clémence et retourner vivre paisiblement dans son « pays natal », la France, rapporte Le Los Angeles Times. Le quotidien ajoute : « Il suffit d’écrire le nom “Roman Polanski” pour susciter des réactions de passion défensive ou de colère violente. Ainsi, nous pouvons seulement imaginer comment les lecteurs se sentiront à entendre les mots du réalisateur lui-même. » Le quotidien rappelle aussi que « L‘affaire Polanski, c’est plus qu’un cinéaste et son combat, juste ou non, contre le système judiciaire américain. Elle touche à plusieurs dossiers chauds: la protection des enfants, le traitement des personnalités d’Hollywood et l’ensemble des différentes normes qui leur sont appliquées. » De plus, cette lettre du réalisateur ne devrait avoir aucun effet, selon le quotidien, ni sur l’opinion public, ni sur la justice américaine.

L’interdiction du port du voile intégral en France continue de faire parler la presse américaine. Cette semaine c’est le Huffington Post et le Seattle Times qui s’y mettent. Le premier propose un récapitulatif de la situation, et interroge Mohammed-Ali Bouharb : « le premier aumônier musulman de la gendarmerie nationale pour l’armée française est d’avis que le débat sur la burqa arrive à un moment très intéressant dans le calendrier électoral de la France » rapporte le quotidien. « Bouharb estime que l’interdiction de la burqa – que ce soit partiellement ou totalement – conduirait à la discorde culturelle en France ». Pour le Seattle Post, le gouvernement français est clairement allé trop loin avec cette proposition de loi. « Cette interdiction envoie un message très différent d’un point de vue international, celui de la montée de l’islamophobie en France » selon le quotidien. « Non seulement cette interdiction est inutile, en raison du nombre restreint de femmes musulmanes portant le voile intégral et le fait qu’elle est susceptible d’être contestée par les tribunaux français, mais elle porte également atteinte aux droits individuels. »

Plus rien ne va à « Popland » en ce moment selon le journaliste Chris Richard pour le Washington Post : « Le plus grand groupe de Rock de la terre est français ». Il s’agit bien entendu d’une ouverture ironique pour cet article consacré à Phoenix, en tournée en ce moment aux Etats-Unis. Le groupe parisien et son leader, Thomas March, ont donné « le meilleur concert que Washington devrait voir cette année » selon le quotidien. La consécration est venue aux Etats-Unis assez tardivement avec Wolfgang Amadeus Phoenix, « des airs qu’il est presque impossible de ne pas aimer », une apparition remarquée au Saturday Night Live et au festival de Coachella, ainsi qu’un Grammy Awards. Leur album précédent, « It’s never been like that », avait été assez mal reçu par les critiques américaines, allant jusqu’à parler d’ « imitation gauloise des Strokes ». Le versaillais Thomas Mars, chanteur du groupe, a aussi tapé dans l’œil du journaliste : « un chanteur rare et merveilleux – poli sans être obséquieux, modeste, sans avoir l’air à l’écart ».