Programme au choix

On commence avec le New York Times qui revient cette semaine sur l’affaire Siné-Val qui ébranle le petit monde des intellectuels français. Le journal rappelle que Siné travaillait pour  « le meilleurs (et le plus vulgaire) des magazines satiriques, Charlie Hebdo ». Présentant les protagonistes de l’affaire, dont Jean Sarkozy au « look Belmondo », qui « semble profiter du pouvoir de son père », le NYT retrace l’affaire qui « réveilla un paris somnolent ».
Le journal se penche aussi sur les rapports Sarkozy/médias français, et n’épargne pas le président en expliquant que « Nicolas Sarkozy a dans le passé, viré des rédacteurs en chef lorsque leurs couvertures lui déplaisait » et que le Président est critiqué en France « pour avoir tenté de mettre la télévision publique française un peu plus sous son contrôle ».

Le Christian Science Monitor s’intéresse lui aux réactions des officiels français suite à l’accusation selon laquelle des dirigeants français, des diplomates et des soldats français auraient été complices du génocide de 1994 au Rwanda. Le journal rappelle que « l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a jugé ces accusations “inacceptables” » faisant ainsi office de diplomate et porte-parole « au cours d’une semaine où somnole la majeure partie de Paris ».

Dans un autre article, le CS Monitor informe que « les détails dans le document rwandais – la dénomination de politiques français et de responsables militaires, les heures, dates et lieux de crimes spécifiques – ont jusqu’ici été traités avec mépris à Paris. »

Pendant que certaines autorités françaises réagissent à ces évènements, six bombes sont désamorcées, dont une sur un train à grande vitesse dans le pays basque français. Pour les néophyte en géographie, Bloomberg nous donne un rapide cours sur le Pays Basque « dont la langue n’est pas liée à d’autres langues européennes », ses habitants  « vivant le long de la côte atlantique du sud de la France et le nord de l’Espagne ». Le journal continue en expliquant que « le mouvement séparatiste est plus fort et plus violent en Espagne qu’en France » et que « l’ETA est responsable de la mort de plus de 820 personnes, principalement en Espagne, au cours de ses 40 ans de campagne pour un pays basque indépendant ».

Après le cours de géographie voici un cours de sport donné par le Sport Illustrated, avec pour thème principal « l’ascension puis la chute de Laure Manaudou ». La sportive, « venue aux Jeux d’été défendre son titre de championne du 400 mètres libre », est une histoire de « vitesse et de talent précoce, mais aussi de trahison, et d’amour ».
Selon le journal, la France est fan de la championne , « de son tatouage en papillon sur son épaule, de ses doux yeux bruns, de sa rage de gagner à un moment où le pays désespéré sur son économie et sa baisse d’influence dans le monde ».

Last, but not least, le Los Angeles Times aborde la controverse, oh combien importante, portant sur les French Fries et leur taux d’acrylamide. L’acrylamide est une substance chimique présente dans les french fries et les chips de pomme de terre et suspectée d’être cancérigène pour les humains.
Le journal semble n’accorder que peu de crédit à cette thèse et expose plusieurs exemples la contredisant. Ainsi on apprend que « de nombreux autres aliments contiennent de l’acrylamide – café et les olives, pour n’en nommer que deux », et que « les liens avec le cancer n’ont pas été établis chez l’homme » (contrairement aux rongeurs).
Ce qui est sûr, c’est qu’avec tout ça, on s’endormira moins bête ce soir.