Qu’est-ce qui fait courir les Français à NY ?

Ils arrivent ils sont là: on les reconnaît dans la rue à leurs sacs aux couleurs orange, à leurs tennis. Les coureurs du marathon sont là en masse. Parmi eux, 4000 français, dont plus d’un tiers, sont venus accompagnés de leurs amis ou de leur famille en voyage organisé avec Thomas Cook, l’un des précurseurs de l’organisation de voyages vers les plus grands marathons du monde.

Champions, néophytes ou habitués des marathons se côtoient, avec chacun son objectif. Bernard Thierry, 51 ans, recherche avant tout la convivialité et la bonne ambiance qu’il y a «autour du marathon». Accompagnateur pour Thomas Cook, il court son premier marathon de New York en 1990, 18 ans plus tard il est à nouveau présent au rendez-vous sans jamais en avoir manqué un seul. Cette année particulièrement, il ne s’est imposé aucune préparation physique et ne s’entraîne pas, il part donc avec un seul but, celui de finir la course et d’y prendre du plaisir.

Gérard Soulier aussi, 60 ans, podologue à Clermont Ferrand, a l’habitude des compétitions sportives: il offre notamment ses services aux coureurs de Thomas Cook et de Jogging International, et s’occupe des rugbymen du club de Clermont Ferrand Rugby. Pourtant, il ne se lasse pas de cette compétition et après avoir participé à 54 marathons dans le monde, il courra cette année son 11ème marathon de New York.

Aussi, on peut se demander pourquoi un tel engouement autour de ce marathon, qu’est-ce qui fait qu’il détrône tous les autres et ne lasse jamais? «Ici chacun a l’impression d’être un champion» avoue M. Soulier, les yeux pétillants. Annette Sergent, 45 ans, 21 fois championne de France et 2 fois championne du monde de course à pied (3000m), connaît bien l’ambiance des stades, mais elle s’étonne toujours que «les spectateurs soient là tout au long du parcours», pour elle c’est «exceptionnel». Ayant découvert le marathon de New York l’année dernière, elle espère ressentir à nouveau ce soutien incomparable du public: « ça donne des frissons, ça stimule, ça aide beaucoup ».


Gérard Michel a lui 70 ans et courra cette année son 7ème marathon de New York. Il était sur la ligne de départ en 2001, après les attentats du 11 septembre et se souvient d’avoir vu la population reprendre espoir grâce à cette compétition qui se déroula juste un mois plus tard : «le marathon a redonné vie à New York».

Chabane Kefti, à 80 ans, est le doyen des coureurs venus avec l’organisation Thomas Cook et il est la preuve même qu’avec de la volonté on peut arriver à tout, quel que soit l’âge. Arrivé premier de sa catégorie en 2003, il compte bien finir ce marathon 2008 en terminant, qui sait, en tête ou parmi les premiers de sa catégorie.

Départ du marathon: dimanche 2 novembre à Staten Island à partir de 10H, arrivée dans Central Park.

Le site officiel du Marathon de New York