Religion et Europe  : les défis de Nicolas Sarkozy

Le Los Angeles Times s’attaque à l’affaire de la burqa. Nicolas Sarkozy a affirmé, sous les applaudissements, que la burqa nuit à la construction de la vie sociale de celle qui la porte. Le président français a également ajouté qu’il voulait interdire la port de ce signe de soumission en France. Mais le journaliste relève que même si certains sénateurs ont demandé la création d’une commission pour débattre de la question, des membres du gouvernement (Rama Yade et Eric Besson) ont des avis opposés.

De son côté, USA Today a préféré insister sur les discordances auxquelles doit faire face le Conseil français du Culte Musulman. Elizabeth Bryant affirme en effet que les « nouveaux groupes musulmans se multiplient en France, reflétant une déception grandissante vis-à-vis de la principale organisation musulmane et une ouverture vers les musulmans non-pratiquants ». L’occasion pour le journal de revenir sur la situation des musulmans français, chiffres à l’appui, mais aussi d’insister sur ces questions de division de la communauté musulmane française.

Autre question épineuse du moment : faut-il interdire la Scientologie en France ? Le Christian Science Monitor revient sur la polémique selon laquelle la France voudrait interdire la Scientologie. La différence avec les Etats-Unis étant bien sûr qu’en France, elle n’est pas considérée comme une religion mais comme une secte, ce qui est souligné à plusieurs reprises dans l’article. Tout en soulignant les risques de “une chasse aux sorcières“, le journaliste tente de comprendre les spécificités françaises, et se fend même d’une rappel de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

Le New York Times préfère, lui, dresser le portrait d’un chef d’Etat désormais moins tape à l’œil, plus rangé derrière sa fonction politique. John Vinocur s’appuie d’ailleurs sur un article de l’Express pour justifier ses propos. Il utilise le terme de « Sarko Black Label », pour aborder cette métamorphose du président français. Pour lui, c’est une façon de se mettre en avant par rapport à d’autres pilliers européens comme l’Angleterre et l’Allemagne, qui se trouvent actuellement dans des climats politiques difficiles. Un moyen pour Sarkozy de se présenter comme l’homme de la situation sur la scène européenne.