Sexualité et Gros Sous


La France est en guerre contre la récession. Cependant selon le New York Post, les munitions du soldat Sarkozy seraient déjà bien entamées. Ses réserves et marges manoeuvre ont clairement diminué : inflation, croissance en berne… François Fillon est catégorique et exige une réaction de la part de Washington, «on ne paiera pas les pots cassés». Comme si on avait le choix … Car comme l’a annoncé Christine Lagarde, reprise par le Herald Tribune, les banques françaises ont déjà perdu dans la faillite de Lehman Brothers un petit 1,5 milliards d’euros. Mais assure la ministre, «il n’ y a pas de soucis à se faire»…
De plus, toujours selon le Post, la stratégie de Sarkozy serait pour le moins confuse : d’un côté réduire la pression fiscale sur les classes moyennes, tout en augmentant les impôts sur les entreprises.

Le magazine on-line Slate décortique lui l’album de notre Première Dame. Carla Bruni est tout d’abord, tient à le préciser Slate, «par quintessence, presque de manière comique, française ». Tout d’abord dans la tenue : uniforme à la Greco et Birkin et un son « classique », «une bande originale pour un déjeuner alangui à la terrasse d’un café».

Le magazine prête même à la First Lady des prétentions littéraires, allant jusqu’à qualifier, le désormais -hymne national l Quelqu’un m’a dit, «d’essai gramatical post structuraliste».
« Le meilleur album d’une femme de chef d’Etat », mais aussi un opus « fort » avec des textes bien bâtis à l’écriture fine. Le journaliste s’égare même jusqu’à décrire son phrasé comme de la « pure sexualité ». Mais pour lui, le vrai fond du problème, c’est le parfum de scandale qui se dégage de cet album. Comme si de rien n’était serait un « roman à clefs* », presque sous titré l’affaire Bruni/Sarkozy. Carla ,« celle qui mène le jeu », aurait donc glissé des indices au fil des titres «See the pyramids along the Nile/ Watch the sunrise on a tropic isle/ Just remember, darling, all the while/ You belong to me.” , dans le titre Belong To Me. Pour Slate, c’est évident, elle fait réfèrence aux vacances de Noël plus que médiatisées en Egypte et à la fameuse photo au bras de notre Président.
En conclusion, Carla Bruni est une « rogue », qui va «de lit en lit, laissant le passé derrière elle, comme si de rien n’était ».

Pour le Financial, nous nous révélons être gens assez contrariants. Alors que le système capitaliste quasiment tout entier se trouve remis en question, nous brillerions par notre absence de commentaires. Le Financial attendait un très français «On vous l’avait dit!» qui finalement ne vient pas. Au contraire, alors que le marché va mal, la France y croirait d’autant plus. Le Financial cite alors Mario Monti, ancien commissaire Européen à la Concurrence et membre de la commission Attali : «La France était contre le marché quand il était populaire et est maintenant pour le marché alors qu’il est devenu impopulaire». La pensée française est pourtant simple. Nous souhaitons un  «marché sous régulation», qui bénéficie avant tout à «l’entrepreneur plutôt qu’au spéculateur»,comme le rappelle Eric Besson ministre de l’économie Digitale, en voyage dans le San Fransisco Chronicle.

Ah sinon, important : Carla Bruni est en interview exclusive dans le Marie Claire US. On apprend que le couple présidentiel ne se parle pas quand Monsieur rentre du travail. «Nous venons à peine de nous marier, nous nous embrassons». Une «rogue» on vous dit…