Sophie Théallet inspirée par les aristos

Anna Wintour n’était pas là. La rédactrice-en-chef du Vogue américain n’a pas assisté, comme à son habitude, au défilé de sa chouchoute. Mais la présentation de la collection automne 2012 de la styliste française Sophie Théallet au Milk Studio mardi soir a attiré le gratin : Lynn Yaeger, la fameuse éditrice de mode du New York Times, le diamantaire Chris Del Gatto, le consultant Jean-Jacques Picart, éminence grise du luxe…

Pour la collection, la lauréate 2009 du prestigieux prix CFDA/Vogue a imaginé une famille d’aristocrates déchus, dont le château serait en ruine. “Ils sont toujours élégants. La femme boit du champagne dans une coupe de crystal, elle veut continuer à mener la grande vie”, raconte Sophie Théallet. Son idée se traduit par un glamour chic, un brin vintage : un col roulé marron sous une robe de cocktail noire, des imprimés, allusion au papier-peint du château…Le tout sur  la musique du Mépris.

Dans les coulisses, une dream team de Français : le coiffeur Didier Malige, l’artiste-maquilleur Tom Pécheux, le sound designer Henri Scars Struck qui travaille avec Sophie Théallet depuis ses débuts.

A New York pour les défilés, l’impitoyable Jean-Jacques Picart n’a pas été convaincu: “La collection aurait pu être beaucoup mieux. Il y avait beaucoup d’idées, mais il y a quelque chose qui n’était pas au point. Par exemple, il manquait une ceinture par-ci, par-là. Elle a le sens de l’imprimé, j’aime la gamme de couleur, les chaussures étaient jolies mais l’ensemble manquait de dix minutes de cuisson.”  Malgré tout, la créatrice a eu le droit à une standing ovation à la fin.