They made it

Le projet est parti du Cercle Passeport Télécoms. De grosses entreprises comme Orange, SFR ou Alcatel-Luc, mettent en place des partenariats avec des étudiants de classes préparatoires, de BTS ou d’écoles de commerce ou d’ingénieur. Mais attention, ce parrainage est réservé aux étudiants venant de filières technologiques (STI, STT, STG). Une manière de pallier un manque de contacts qui pourrait pénaliser leurs chances d’avoir un pied plus facilement dans le monde du travail.

Après des concours difficiles pour intégrer leurs écoles respectives, ils ont dû repasser des épreuves pour faire partie du voyage. Un dossier à monter en mettant en avant ce qui les motive à faire ce voyage, puis un article à rédiger sur un sujet d’actualité, un essai, et l’obligation de prouver un certain niveau d’anglais. Sur une trentaine de dossiers, vingt-deux ont été retenus pour les oraux et le jury, conquis, n’a pas su en retenir un nombre plus restreint.

Chacun des vingt-deux chanceux a donc été accueilli par une famille, exclusivement des employés d’Alcatel-Lucent, dans le New-Jersey ou le Connecticut. « On va tous les jours avec eux à leur travail, on a eu des réunions avec les patrons, on rencontre des gens, ça nous permet d’avoir des contacts pour plus tard » explique Marie-Carole, 20 ans. Après une première année à l’école de commerce à Dijon, elle hésite encore entre les ressources humaines et la gestion bancaire pour son choix de filière. Suivie depuis deux ans dans le cadre du partenariat, elle est consciente de sa chance. Et réalise un rêve. « On voit toujours les Etats-Unis, et particulièrement New York, dans les séries à la télé. Là, on y est ! Tout est super grand ici. Mais au final, ça confirme à peu près l’image que j’en avais ». Originaire de Côte d’Ivoire, elle est arrivée en France en 1998 et ne comptait pas rester y vivre. Les Etats-Unis pourquoi pas, mais pas forcément New-York. « Ca n’arrête jamais ici ! J’aimerais y vivre, mais pas forcément y construire une famille ».

Tous ont envie de connaître un autre pays, une autre culture. Salomon, lui, à 21 ans, est étudiant à l’Ecole des Arts et métiers à Aix-en-Provence. «Bien sûr que je veux revenir ! En même temps, tout est fait pour qu’on ait envie de revenir, pour nous donner cette chance, et je suis pleinement conscient de cette faveur qu’on nous accorde. Je pense que j’aimerais partir à l’étranger mais une fois mes études terminées. Ici ou au Canada peut-être ».