Trois films français au Festival du film Gay et Lesbien

C’est le drame de Xavier Dolan, jeune cinéaste québécois d’à peine 21 ans, qui fera l’ouverture du festival. Dans J’ai tué ma mère, il joue le rôle de Hubert, 17 ans, obsédé par la haine qu’il porte envers sa propre mère, interprêtée par Anne Dorval. Un film très personnel que le jeune québécois a également écrit et réalisé, dans lequel il explore la relation mère/fils, la difficulté d’annoncer son homosexualité à ses parents, celle de s’accepter lorsqu’on est adolescent…

Autre drame familial avec le dernier film de François Ozon, Le Refuge (Hideway), dans lequel Isabelle Carré interprête Mousse, une jeune femme enceinte essayant de se remettre de la mort du père de l’enfant des suites d’une overdose. Pour l’aider, le frère du père en question, Paul, la rejoint dans son “refuge”, une maison de campagne dans le sud de la France. Lui est homosexuel, et ne pourra jamais avoir d’enfant. Pourtant Mousse comprend rapidement qu’il est l’homme idéal pour prendre soin de son bébé. Si certaines personnes ont vu ce film comme un plaidoyer pour l’homoparentalité, François Ozon, rencontré à New York lors du festival Rendez Vous with French Cinema, dit ne pas avoir voulu donner de sexualité à son personnage: “Je n’ai pas spécialement voulu défendre de cause. Les personnages sont tous en quête d’indentité. Qu’il soit homosexuel ou pas, Paul est parfait pour s’occuper de l’enfant.

Toujours côté français, on pourra aussi découvrir Plein Sud (Going South), de Sébastien Lifshitz, avec notamment Léa Seydoux, que l’on a pu voir dans La Belle Personne de Christophe Honoré et Inglorious Basterds de Quentin Tarantino. Prochainement, on pourra également la voir donner la réplique à Russell Crowe et Cate Blanchett dans la dernière version de Robin des Bois, réalisée par Ridley Scott. Enfin, La surprise (Out of the Blue) d’Alain Tasma sera également projeté dans le cadre du festival avec Rachida Brakni, césar du meilleur espoir féminin en 2002 pour son rôle dans Chaos.

Parmi les autres grands films du festival, le film de Haïm Tabakman, Tu n’aimeras point (Eyes wide Open), une histoire d’amour scandaleuse entre deux juifs orthodoxes, remarqué lors du dernier Festival de Cannes.

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