Underground glamour au Bijoux

Dimitri Hyacinthe a une peur dans la vie: l’ennui. Pour y échapper, il hante depuis le début des années 1980 le milieu de la nuit, à Miami puis à New York. Le Bijoux, dans le Meatpacking District est sa dernière création. Club des plus selects, il ne peut accueillir qu’une petite centaine de personnes.


Dimitri a voulu en faire un “mix” entre «une boite à bijoux et un jukebox». «Le mélange est important pour faire la fête et éviter l’ennui» ajoute-t-il. «La décoration est en lien avec mon restaurant africain au-dessus (Merkato 55), un mélange de luxe et de spirituel » explique-t-il.

Le jeu ? Trouver des repères dans un lieu confiné et difficile d’accès. «L’idée principale : la difficulté d’accès te fait partager quelque chose avec les gens » insiste Dimitri Hyacinthe en ajoutant «il n’y a pas de carré Vip, une fois entrée, une célébrité n’en est plus une, elle partage la fête avec tout le monde.»

Etre assuré d’entrer au Bijoux ? Mission impossible. L’accès principal du club est une simple porte en verre fumé, rien n’y est écrit. Derrière elle, se trouve Frans Nieuwendam, le doormen. Avoir son approbation peut être simple… ou pas. «Je veille à maintenir un savant mélange de glamour, de sexy et de mystère à l’intérieur» explique t-il, mystérieux…

Une fois passée cette porte, on emprunte un escalier, puis un couloir aux murs froids donnant sur des cuisines et autres entrepôts puis on pousse une porte marquée “private”.

Ouvert l’été dernier, le Bijoux a semble-t-il lancé une tendance improbable, celle du “lounge souterrain” ouvert sous un restaurant: Broadway East/Beast, Casanis/Chloe, Bar Martignetti/Southside, Bagatelle/RDV…