Vivre avec les Américains

Les Américains obèses, drogués de la voiture et pollueurs? Oui, mais ils se soignent… L’Amérique, François Clémenceau l’a découverte, ou presque, en 2003. Débarqué du Proche-Orient, où il fut correspondant à Jérusalem, il s’installait à Washington DC avec sa famille et allait commencer un voyage de six ans à travers le pays. Il en tire “Vivre avec les Américains”, un portrait tout en contraste d’un peuple que le journaliste a visiblement appris à aimer.

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Au fil des pages, le voyage devient une expédition à l’attaque des clichés sur l’Amérique et les Américains. Au pays des obèses, Clémenceau montre les efforts XXL pour combattre le fléau; au chapitre environnement, il rappelle que l’Amérique est “à la fois le pays le plus pollueur au monde par habitant et la nation d’Al Gore…” Il assure même que les pollueurs ont perdu leur bras de fer.

De la religion à l’immigration en passant pas la peine de mort, François Clémenceau se penche sur toutes les grandes questions qui divisent l’Amérique pour tenter d’en décerner l’identité et l’âme américaine. Sans ignorer les contradictions, grandes et petites -l’Amérique puritaine et banissant le moindre sein nu est aussi celle qui dîne en famille chez Hooter’s-,  son carnet de route démonte minitieusement l’une après l’autre les certitudes sur l’Amérique. Au bout de la route, lui n’en tire qu’une seule: les Américains changent. Son choix d’Obama, il y a tout juste un an n’en est que le symptôme le plus évident.

“Vivre avec les Américains”, François Clémenceau. Editions Archipel, 298 pages, 19,95 euros. Sur Amazon